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Accueil  >  Actualité  >  Focus actu : Lufia : renaissance ou mort annoncee ?
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Lufia : renaissance ou mort annoncee ?
Focus Lufia : renaissance ou mort annoncee ?
18/02/2010 à 13:02 - NDS
Après une longue liste de remake pour la série Dragon Quest sur DS, c'est au revenant Lufia de subir les lois du marketing de Square Enix.

Durant près de quinze ans, une frange assez conséquente de la population gamer japonaise réclamait à corps et à cris le retour, sous la forme d'un troisième épisode, de la série Estpolis Denki - alias Lufia en Occident - sur un support quelconque. A lire les forums nippons, on aurait même pu les contenter avec un Estpolis Denki III sur le préhistorique monolithe Game Boy, que certains possèdent encore quelque part, confinée dans leur grotte (nous pensons notamment à ce cher Matt).


Toujours prêt à tâter le terrain par un remake DS en 3D plus ou moins bien mijoté, Square Enix a finalement décidé de les satisfaire en ressortant de derrière les fagots Estpolis Denki II, plus connu sous le nom de Lufia II : Rise of the Sinistrals. Pour mieux faire passer la pilule, l'éditeur japonais (qui a mangé voilà quelques années Taito Corporation, la société à l'origine du projet Estpolis) s'est fait quelques copains du côté de chez Neverland Company, où se trouvent le staff originel, pour leur demander de s'occuper du remake en le remaniant un peu. Toute l'étendue du problème, qui a provoqué l'ire de quelques intégristes nippons, se trouve dans le « remaniant un peu ». Car on va le voir dans cet article, cet opus DS est très loin d'être une simple adaptation, d'un point de vue visuel comme dans les sensations de jeu.


A une semaine de sa sortie, il est temps de faire un rapide tour du proprio avec les informations distillées par Square Enix ces dernières semaines.

 

 

 

 

Un scénario remanié

Dans ses grandes lignes, le scénario de Lufia : The Lands Cursed by the Gods respecte celui de son prédécesseur. On y retrouve ainsi ce monde au sinistre destin, voué à un cycle millénaire de destruction et de renaissance imposé par les Dieux. Une légende oubliée par ses habitants,  qui, à aucun moment, ne s'attendent à ce que survienne une telle fatalité. Les Dieux, dont la résurrection est le point de départ de la future destruction, n'avaient cependant pas prévu un truc bien contraignant à leur égard : la naissance d'un jeune héros - Maxim - aux compétences martiales surnaturelles, ainsi qu'une poignée d'autres protagonistes tout aussi embarrassants, seuls capables d'affronter ces quatre entités (Daos, Gades, Amon et Erim) appelés les « Sinistrals » dans la version anglaise de Lufia.


Le gros changement scénaristique se trouve dans la manière dont Maxim et sa bande vont affronter les Sinistrals. Le monde est désormais recouvert de vestiges laissés par les divinités et qui recèlent d'artefacts appelés Hadôki. Ces pierres fortement magiques ont la particularité de dégager une grande énergie si on arrive à s'y « connecter » par l'esprit. Et c'est grâce aux travaux du savant Lexas Shaia (un nouveau personnage) que l'humanité arrive à canaliser leur énergie pour s'en servir dans leur vie quotidienne. Ces Hadôki auront donc un rôle à jouer dans la bataille contre Daos et sa bande. D'après le site officiel, l'île volante, où se trouve la clé pour la victoire finale, est également au programme de ce Lufia, à l'instar du jeu original. En bref, il reste encore pas mal de points obscurs quant à la manière dont les nouveaux et anciens éléments scénaristiques vont se goupiller, mais on se garde l'effet de surprise pour la sortie du jeu.

 

 

Un style transfiguré

Les images ne laissant que peu de place au doute, le lecteur aura compris que la 2D originelle s'est faite balayée par la mode du tout 3D, une véritable épidémie en vigueur chez Square Enix. Si la 3D sur DS semble en constante amélioration, et force parfois l'admiration, il lui est tout de même difficile d'égaler la chaleur qui se dégage d'une bonne vieille 2D, et ce manque se ressent particulièrement ici. La réaction typique d'un vieil anticonformiste de mon genre, allez-vous dire avec raison. J'assume. Néanmoins, je sais aussi regarder les choses en face. Les développeurs doivent composer avec une baisse des effectifs expérimentés - ayant conservé les techniques du dot art - que les jeunes pousses, réalisant les jeux actuels, ne connaissent pas forcément. Un savoir-faire en voie de disparition qui impose à lui seul, la plupart du temps, le choix de la 3D en lieu et place de la 2D.

 

 


Mis à part ce changement visuel, c'est dans le gameplay que les vieilles branches du RPG trouveront une grosse surprise. Lufia : The Lands Cursed by the Gods est un Action-RPG. ; à contrario de son modèle originale. En effet, tout le système a été repensé pour que l'évolution dans le jeu, ainsi que les combats, soient en temps réel. Bon ou mauvais point ? Difficile à dire sans avoir le jeu en main, mais on aura tendance à penser qu'il s'agit-là d'un effet qui se généralise chez les éditeurs japonais. Cette évolution (ou « mutation », selon le point de vue) change évidemment la donne au niveau des affrontements et dans les donjons. Plutôt qu'un long discours, voici deux petites vidéos de gameplay donnant un aperçu des bastons et des situations rencontrées. On espère que les énigmes seront encore au programme, pour donner un peu de piquant.

 

 

 

Lufia intègre aussi un système de pierres magiques (les Maseki) en lieu et place de l'habituel achat d'armes. Les Maseki, que l'on se procurera un peu partout, se fixeront dans un tableau dans le menu d'option afin d'améliorer l'équipement. Et selon l'emplacement choisi, le joueur pourra obtenir ou non certaines compétences spéciales apprises définitivement. Parmi ces compétences, on pense bien sûr aux Wave Arts (ces attaques spéciales qui serviront autant à attaquer les ennemis qu'à se dépêtrer de situations malheureuses dans un donjon) et aux Charge Attack, ces dernières consommant des IP (les points d'aptitudes).

 

 

Famitsû dans le doute

Tout ces changements peuvent faire penser à un nouvel épisode. C'est à priori le but de Square Enix, qui voulait éviter de nous sortir le clône d'un titre dont la suite est toujours très attendue, tout en essayant de ne pas trop se mouiller. C'est aussi pour cela que le titre a été remanié, la mention "II" disparaissant. Cela n'empêchera pas le joueur nostalgique de redécouvrir des lieux (la ville d'Elcid, le royaume de Parcelyte ou encore celui de Bound), des situations ou même des thèmes musicaux auxquels il a été bercé une quinzaine d'année plus tôt. A ce sujet, le site officiel propose de redécouvrir trois des thèmes réarrangés que l'on retrouvera dans ce remake.


Les équipes de Neverland Company ont aussi poussé le vice en reproduisant le fameux The Ancient Cave (Inishie no Dôkutsu), une sorte de donjon bonus qui avait pour particularité de se matérialiser aléatoirement, et d'obliger le joueur à le commencer à poil, sans aucun équipement, et au niveau 1, pour plus de sensations. Une restriction qui disparaissait bien sûr une fois que l'on en ressortait.

 

 


Ce Lufia nouveau look devrait vraisemblablement trouver son public grâce au gameplay renouvelé, davantage adressé aux jeunes joueurs qu'aux vieux cons de mon genre. Le problème pour Square Enix est de savoir si la jeunesse trouvera ce « revival » à son goût, ce qui serait une mauvaise nouvelle puisque les connaisseurs n'auront pas forcément, eux, l'envie de s'y mettre, pour certaines raisons évoquées plus haut.

Les testeurs de Famitsû, pour la plupart composés de vieilles branches ayant connu l'âge d'or de la Super Famicom, ont, eux, déposé leur verdict. Un bon 30/40, qui laisse tout de même transparaître le manque d'ambition de Square Enix pour ce remake, qui aurait dû passionner les foules.

 

Le jeu sort la semaine prochaine (le 25 février) au Japon, une date symbolique puisqu'à un jour prêt, il s'agira du quinzième anniversaire d'Estpolis II. Bien pensé !

Fabos, Gameweb.fr
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