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inal Fantasy VII est un jeu duel. Duel par ses deux histoires imbriquées et l'opposition fataliste des protagonistes principaux : Cloud et Séphiroth. Dans ce bal de faux-semblants et de déchirement quasi mythologique, Crisis Core apparaît aujourd'hui comme le troisième homme, l'émissaire de l'ombre qui surgit soudainement pour tout révéler de la tragédie qui s'est opérée. Car ici, ce n'est pas une redite qui nous est donnée à voir mais un chapitre nouveau, l'histoire à la fois fondatrice et sombre de Zack, mentor fantomatique de Cloud. Un flash-back au «
fan service» intelligent, qui se réinvente plutôt qu'il ne recycle. Certes, le système d'attaques et de magies via les
matérias est toujours présent, les lieux et les intervenants datant d'une dizaine d'années sont encore de la partie, mais pour se voir remodelés, affinés, dans un souci sans cesse renouvelé de privilégier la qualité à la nostalgie. Si une certaine redondance apparaît au fil des missions annexes, peu scénarisées et assez dispensables au final, elle est facilement contrebalancée par la profondeur du nouveau principe de fusion des
matérias, la performance graphique réalisée forçant l'admiration, ainsi que par le rythme général croissant par paliers excitants. Le mythe Final Fantasy VII, en passant du RPG plan-plan à un Action-RPG nerveux a perdu un peu de sa substance pour gagner une force narrative unique.
Killy, Gameweb.fr