A
vec un changement total de l'équipe de développement depuis le premier épisode, Far Cry 2 cherche à renouveler le genre FPS grâce à une réalisation de premier ordre et un réalisme exacerbé. Sur le plan technique, le contrat est rempli haut la main : les effets de lumières, les explosions et le moteur physique infligeront une bonne grosse claque à l'ensemble des joueurs, tout comme la modélisation du paysage africain. Il s'avère également plus que jouissif de mettre le feu à une zone dans l'espoir que celui-ci se propage et déloge les ennemis embusqués. De même, l'immersion, appuyée par la vue à la première personne et l'ambiance sonore, est véritablement étonnante, voire impressionnante, et accompagne des possibilités de
gameplay nombreuses. Mais l'excès de réalisme se fait parfois au détriment du plaisir de jeu, avec des contraintes imposées comme la prise de médicaments contre la malaria ou les longues traversées en véhicules. On pourrait aussi reprocher au scénario d'être bancal et à l'Intelligence Artificielle des ennemis d'être peu crédible, mais ce n'est tout de même pas tous les jours que l'on nous offre la possibilité de parcourir un territoire africain ouvert de 50 km2... Une particularité qui donnerait presque à Far Cry 2 un coté Oblivion des plus envoûtants. Mention spéciale enfin à l'éditeur de cartes multijoueurs très complet et prometteur pour l'avenir. Au final, le résultat n'est peut-être pas aussi ultime que nous l'espérions mais reste plus que convaincant.
Griffith, Gameweb.fr