A
près un premier épisode imparfait certes, mais attachant, cette
suite aux allures de jeu d'action avait de quoi rendre les joueurs anxieux. On assiste à une suppression pure et simple des phases d'exploration en Mako, un inventaire amputé et un arbre de compétences simplifié au maximum, avec en revanche des affrontements plus nerveux dans des environnements nettement moins redondants. Le tout dans l'optique d'optimiser le rythme, et d'éviter la monotonie.
Le résultat n'est malheureusement pas à la hauteur du sacrifice. En clair, les efforts mis sur l'action, le rythme et la variété sont admirables, mais ne parviennent pas toujours à combler les pertes. Néanmoins, malgré un changement d'orientation radical, le jeu dispose de suffisamment de
qualités dans les domaines essentiels pour dépasser le cap du « on adore ou on déteste ».
Si le premier
Mass Effect nous plongeait au sein d'un univers immensément
riche, sa suite lui fait honneur et vient consolider un background déjà exceptionnel, en y ajoutant plus de détails et de cohérence. Les missions permettent d'ailleurs de le creuser plus en profondeur, grâce à une grande
variété de lieux et d'objectifs qui fait plaisir à voir. Les dialogues, quant à eux, sont toujours aussi plaisants, et semblent de meilleure facture; même si les choix moraux et les interactions avec l'équipe sont loin d'avoir autant d'impact sur le jeu que les développeurs l'avaient promis. En contrepartie, et c'est là que ça devient intéressant, le libre arbitre a une réelle répercussion...
sur le joueur qui s'interdit certaines actions par souci d'éthique ou d'affection, regrette certains choix, et lui permet, au final, de vivre une expérience réellement
personnelle. Sans compter sur les conséquences des actions entreprises dans le premier épisode, venant renforcer le lien jeu/joueur. En définitive Mass Effect 2 ne révolutionne en rien le jeu vidéo, mais
procure un plaisir indéniable de bout en bout. Une impression assez marquée pour éclipser les erreurs de game design, même si quelques regrets subsistent.
Murgen, Gameweb.fr